LES PETITES MAINS DE LA PROTHÈSE


Situé en banlieue parisienne au cœur de Maisons-Alfort, le laboratoire AHP Europe réalise des prothèses d’un réalisme bluffant. Cette équipe de quatorze personnes, orthoprothésistes et artistes peintres, travaille la prothèse comme un véritable objet d'art.

Plongée dans ce travail d’artisans de la précision infime.

Le laboratoire a été créé en 1998 par Michel Alaric, qui est aujourd’hui accompagné d’une équipe de quatorze collaborateurs. AHP Europe n’est lié à aucun hôpital et opère en indépendance. Elle possède des vitrines dans plus de neuf pays.

Le type de prothèse le plus vendu sont les prothèses de membres supérieurs (mains, doigts en majorité), ainsi que des épithèses (visage). Pour le directeur, « la plus belle prothèse c’est celle qu’on oublie. C’est celle qu’on ne remarquera que parce que la personne l’aura voulu »

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Le processus de construction d’une prothèse se fait en plusieurs grandes étapes, toujours sous l’œil de la critique du patient. Un premier rendez-vous est effectué dans l’un des box pour définir la prothèse envisagée.

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La fabrication de la prothèse commence par la réalisation d’un moule en silicone sur le patient (ici des doigts seulement). Le silicone est une matière privilégiée pour sa facilité de travail et sa longévité. Sa souplesse rapproche le produit d’un aspect vivant.

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C. travaille à l’étape des réalisations de ce qui deviendra la prothèse. Elle réalise, à partir du moule en silicone, un nouveau moule en cire qui servira de base pour l’élaboration de la prothèse.

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Ces moules sont d’une précision incroyable : chaque ride, chaque défaut d’ongle qu’ils contiennent seront ensuite retranscrits fidèlement sur les prothèses.

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C. travaille sa prothèse (à droite, en blanc) à partir du modèle en cire.

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Une fois le travail de sculpture effectué, le patient est convoqué pour la coloration. Les collaborateurs sur cette étape sont souvent issus du milieu des beaux-arts. C’est le cas de L., qui travaillait auparavant au Musée Grévin.

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Leurs savoirs sont très importants pour la réalisation d’une prothèse personnalisée. A gauche, une prothèse de doigt finalisée et à droite, la prothèse sur laquelle Laura travaille. La peinture est déposée à l’intérieur de la prothèse et diverses finitions y seront appliquées comme l’ajout de grains de beauté ou de veines apparentes. Sur présentation d’une photo, l’artiste peut reproduire le membre manquant à l’identique (cicatrices, tatouages,…).

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La réalisation d’une prothèse peut prendre jusqu’à trois mois, pour une longévité règlementée d’environ trois ans, voire deux ans pour des prothèses liées au visage qui requiert un entretien esthétique. Au mur, des bacs portent le nom des patients dont la prothèse est en cours, et le planning des prochains rendez-vous.

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